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Les TJCC Fiorenza Menini – Sans titre 26 juin à 19h45 et 27 juin à 20hDurée : 55mn La performance est maintenant un homme de 60 ans, ou même 80, et pour les puristes un vieil homme de 90 ans, il a toujours une lumière un peu folle dans les yeux (à moins qu’il ne soit fou pour de bon) mais il est un peu grincheux, fatigué et réactionnaire, car il a encore toute sa mémoire, celle des moments où il a fallu exister pour ne pas mourir, même jeune. Sans Titre est une exploration de la performance comme œuvre qui n’est entreposée nulle part et qui pourtant a sa matière, sa présence, son histoire, et qui refuse de se laisser approprier par ceux qui ont voulu la définir, un spectacle plus perforé que performé. Fiorenza Menini est photographe, vidéaste et auteur de performances. Situations d’attente ou de chute, surfeurs attendant une vague infinie : la mémoire, la projection dans l’avenir, la contraction, l’étirement et l’instantané sont au centre d’un travail qui invite à explorer les différentes dimensions du temps au travers des limites apparentes d’une oeuvre plastique ou d’une réprésentation théâtrale. Coproduction théâtre2gennevilliers, Compagnie Plus d’Un. http://fiorenzamenini.net Jonathan Capdevielle - Jonathan Covering 26 juin à 21h30 et 28 juin à 22hDurée : 40mn Jonathan Covering est un tour de chant à capella et un tour de force. « Son adolescence, elle l’a passée sur les dancefloors du « Must », du « Broadway », du « Number one », du « Garage », du «Rétro»... Pyrénéenne et nostalgique des nuits Tarbaises (près de Lourdes), elle fait appel à sa mémoire des tubes de toujours qui font rêver qu’un jour, égarée dans la nuit Gennevilloise, elle se révèle à tous le temps d’un tour de chant... » Jonathan Capdevielle est multi-instrumentiste : comédien, marionettiste, ventriloque, chanteur. Avec la chorégraphe Gisèle Vienne il a notamment collaboré à la création et interprété le très perturbant Jerk d’après Dennis Cooper. Aussi inquiétant et beau que la rencontre de Molinier et d’une poupée de Bellmer dans la loge de Madonna ? Mathieu Bertholet & Cie MuFuThe - CSH#1 et CSH#2 / Shadow Houses CSH#1 et CSH#2 : 26 et 27 juin à 22h30, 28 juin à 22h45Durée : 1h15mn Shadow Houses (4 monologues) / 27 et 28 juin à 21h Durée : 1h (entrée libre) Les yeux fixés sur l’invention de la modernité architecturale dans les années cinquante à Los Angeles, Mathieu Bertholet et sa compagnie MuFuThe présentent pour les TJCC les Monologues et deux solos de danse écrits par Cindy van Acker (CSH#1) et Foofwa d’Imobilté (CSH#2) - les premiers éléments du projet Case Study Houses #1 to #5 qui sera créé en janvier 2009 à Genève. Rencontres avec des habitants de la mégalopole californienne téléportés à Gennevilliers et un auteur obsédé par l’architecture qui devient danseur, ou comment ne pas oublier le corps dans l’écriture. De Berlin au Grütli de Genève en passant par Los Angeles, Mathieu Bertholet est un auteur qui puise dans l’histoire, les mythes antiques, les mythologies du jour, le cinéma et l’architecture, la matière de pièces dans lesquelles le questionnement sur le monde contemporain importe autant que le renouvellement des formes théâtrales. Raimund Hoghe - Young People Old Voices 26 juin à 20h15 et 27 juin à 19h30 Durée : 3h La pièce de Hoghe invite les « Old Voices « de Dalida, Ferré, Brel, Billie Holliday… Sur la scène dépouillée, de jeunes danseurs, garçons et filles, amateurs ou professionnels, se saisissent des chansons d’amour dans un rituel fascinant dont le chorégraphe lui-même est le passeur attentionné. Ethique et esthétique, politique et intime sont inextricablement liés. Young People, Old Voices parle d’une humanité tolérante, du temps qui passe, de réconciliation. Trois heures inoubliables : « juste le temps qu’il faut pour tomber amoureux de ces douze interprètes » dit Hoghe. Raimund Hoghe a été journaliste, écrivain, dramaturge de Pina Bausch. Et puis il a décidé de « Jeter son corps dans la bataille », selon les mots de Pier Paolo Pasolini. « Ce sont ces mots qui m’ont inspiré pour monter sur scène. Mes autres sujets d’inspiration sont la réalité qui m’entoure, le temps dans lequel je vis, ma mémoire de l’histoire, les gens, les images, les sensations, la puissance et la beauté de la musique ainsi que la confrontation avec le corps - qui dans mon cas, ne répond pas aux idéaux conventionnels de beauté. Voir sur la scène des corps qui s’éloignent de la norme est important - non seulement du point de vue de l’histoire, mais aussi du point de vue de l’évolution actuelle qui tend à rabaisser le statut de l’homme à celui d’artefact ou d’objet design. » R.H. http://www.raimundhoghe.com Thomas Ferrand & Jean-Baptiste Julien, 27 juin à 22h et 28 juin à 20h. Durée : 30mn. « J’ai dit à Jean-Baptiste : ok, appelons ça Un Hamlet de moins et mettons sur scène un joueur de cornemuse breton. Puis j’ai ajouté : je préfère être un paysan plutôt qu’un artiste branché. Parlerons-nous du syndrome de saturation cognitive ? Parlerons-nous du transhumanisme ? Pfffff ! Tu déconnes ? Parlerons-nous du " dolmen aphasie " et autres " fatiguances " ? Elle avait ressenti son éviction comme un arrachement. » T.F. Thomas Ferrand est metteur en scène et rédacteur en chef de mrmr, une revue autour des arts et du spectacle. Avec la compagnie Projet libéral qu’il codirige avec Jean-Baptiste Julien, il crée Zarathoustralala, La plupart des systèmes du cerveau sont plastiques c’est-à-dire modifiables par l’expérience, Le Cas Althusser m’intéresse ainsi que Idiot cherche village, actuellement en tournée internationale. Toujours avec Jean-Baptiste Julien, il monte le duo Machiner des camions dans des trucs à musique. Production Compagnie Projet Libéral. Coproduction théâtre2gennevilliers, le Volcan-scène nationale du Havre. Remerciements au Centre Dramatique National de Normandie Yves Noël Genod - Teaser / Oh, pas d’femme pas d’cri Teaser : 26 juin à 18h45. Durée : 30mn (entrée libre)Oh, pas d’femme pas d’cri : 28 juin à 18h30. Durée : 1h15. Avec Marcus Vigneron-Coudray… (Distribution en cours.) Yves-Noël Genod proposera deux formes, une forme performative (et courte) lors de la conférence de presse du 26 pensée comme un teaser de lancement du festival et une forme « grand spectacle » le 28 dans la grande salle du théâtre de Gennevilliers. Cette forme utilisera la magie vierge et pourtant habitée du très beau théâtre vide. L’inspiration du travail en cours rencontre l’univers de David Lynch. Mais c’est un nom qu’il ne faudrait sans doute pas prononcer de peur d’effrayer très fort les lois du mystère. Ni celui de Pina Bausch ni celui de Serge Gainsbourg ni celui de Marcus Vigneron-Coudray, le petit jeune de l’équipe. Comédien avec Claude Régy, danseur avec Loïc Touzé, Yves-Noël Genod est aussi auteur-metteur en scène. Il a créé vingt-et-un spectacles reposant pour une grande part sur la performance et l’art du casting, des références absurdes, du comique, de la rencontre et de sa distribution dans l’espace. Les créations d’Yves-Noël Genod entraînent le spectateur dans une sarabande où il devient impossible de distinguer ce qui relève de l’écriture et de l’improvisation, où notre envie de moderne côtoie notre inclination pour le ringard, et où nos désirs de « spectacle » luttent avec nos émotions. http://ledispariteur.blogspot.com
Valérie Jouve : photographies Gennevilliers 2008 En permanence à partir du 26 juin« Dans le rapport à l’image, il y a une multiplicité de sens. Comment peut-on être héros de son temps. Pour moi l’histoire que l’on vit est autant sur les corps qu’ailleurs. (…) C’est cela que j’ai envie d’accompagner. Le monde d’aujourd’hui ». Elle avait signé les images de la saison 2007-2008. Au printemps 2008 Valérie Jouve est revenue à Gennevilliers pour saisir une ville, des vies, un monde. Ses nouvelles images sont exposées au théâtre2gennevilliers dès l’ouverture des TJCC. Photographe et vidéaste, née en 1964 à Saint-Étienne. Après une formation en Ethnologie, elle entre à l’École Nationale Supérieure de la photographie d’Arles où elle obtient son diplome en 1990. Elle photographie des personnages dans leur contexte urbain où ils affirment avec force leur singularité. Depuis 1995, elle expose son travail dans de nombreuses institutions et galeries : elle a participé au Skulptur Project Münster en 2007, à Airs de Paris au Centre Georges Pompidou et à Toucher l’indicible au centre Régional d’Art Contemporain de Sète en 2006 ; le Sprengel Museum à Hannover lui a consacré une exposition personnelle en 2005. Elle est représentée par la Galerie Xippas à Paris. http://www.valeriejouve.com Yann Kersalé : Papa Kub En permanence dans le ciel de GenneviliersPapa Kub c’est « comme un phare allumé au milieu de la ville. Un sémillant sémaphore. Une balise d’allégresse. Un signe de ralliement aussi bien. « (J.P. Thibaudat). Le cube rouge situé au sommet du 41 avenue des Grésillons veille sur les nuits de Gennevilliers, et fin juin vous pourrez en profiter depuis la terrasse, pendant les TJCC. Né en 1955 à Paris, le concepteur lumière Yann Kersalé obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique à l’Ecole des beaux-arts de Quimper en 1978. Utilisant la lumière comme d’autres se servent de la terre ou de la peinture, il choisit la nuit, lieu d’élection du sensible, comme terrain d’expérimentation http://www.ykersale.com
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