EN SAVOIR PLUS - LES RENCONTRES PHILOSOPHIQUES
| | | | | | | | « C’est dans l’adresse à l’autre, désespérée, déchirante ou joyeuse, que l’excès s’inscrit comme programme politique vivant et non meurtrier. Travailler inlassablement la distance qui sépare la scène de la salle pour y instruire l’écart contre la fusion, et le lien contre la dispersion, voilé qui méritait ce que Paul Ricoeur appelait un « parcours de la reconnaissance ». C’est à cela que se reconnaît l’autorité d’un auteur, à ce qu’il édifie l’espace d’un partage où se joue l’existence de l’autre. La salle excède la scène, la scène excède la salle dans le respect d’un écart sans confusion. Cet excès-là est de l’ordre du temps et sa nature est éminemment fragile. A chaque instant « le mauvais infini » peut se rabattre comme un excès de réel sur l’incommensurabilité du possible. Espace d’une histoire devenue temps de l’Histoire elle-même. Tel est l’enjeu public du Théâtre, enjeu du peuple en tant que son existence et sa liberté nous excèdent. L’excès appartient non pas à l’espace mais au temps car seul le temps nous jette sans fin hors de nousmêmes pour nous embarquer loin de l’hospitalité des rives. L’excès est Tempestas, temporalité et tempête. » Marie-José Mondzain in Théâtre / Public, De l’excès n°178
| | Avec Marie-José Mondzain Cinq fois par an, le samedi à 17 h..
| | | | | | |
|